David Google contre Goliath Street
Un article de Jonathan Berr de Street.com qui laisse entendre que Google a retenu les leçons de Wall-Street.
On y apprend que la firme a tiré la leçon de la chute de son cours en bourse : elle est dû principalement au fait que Google ne communique jamais ses prévisions aux analystes. Aussi, ces derniers se sont systématiquement trompés depuis l’IPO. Soit les prévisions étaient largement trop basses (d’où plusieurs fois des coups de fièvre à +25$ en une séance après les annonces de résultats trimestriels) et pour une première fois les prévisions étaient bien trop à la hausse, d’où le plongeon de 100$ en Janvier.
En pesant plus de 100Bn$ de capitalisation et en appréciant de rentrer un jour dans l’index S&P500, l’arrogance de Google commençait à être contre-productive en ajoutant Wall-Street à liste des mécontents que composent l’opinion publique et les députés américains à propos de la censure en Chine, les syndicats de journaux, et les avocats des marques déposés etc etc. Plus pragmatiquement, la troikä de Moutain View commençait sérieusement à se préoccuper de leur fortune-papier et des développements de Google qui ne peuvent plus se faire sans l’avis des analystes et donc des dollars des fonds de pensions américains quand on y réfléchit bien.
L’article de Jonathan Berr de Street.com nous rapporte que Google a recruté une agence pour contacter les analystes et leur demander quelles questions ils souhaitaient poser à la prochaine session de question-réponse devant la communauté d’analystes le mois prochain. C’est une première, et un premier pas vers les « forecast guidelines » tant attendus.
Et la question qui semble revenir le plus souvent concerne la fraude aux clics sur ses liens sponsorisés –certains parle de 30% mais je n’y crois pas- et l’évolution du prix du clic moyen et ce par vertical market. A mon sens, le prix du clic devient délirant -9€ le CPC pour être sûr d’apparaître en Premium en France sur le mot « crédit »- mais en même temps si l’annonceur paie ce prix c’est que cela est rentable pour lui.
Le sujet du click fraud va aller en s’amplifiant dans la presse dans les semaines qui viennent.
Question provocante que je lance pour lancer le débat : Ne pensez-vous pas que le click fraud nous rappelle le pic de consommation de chasse d’eau pendant le tunnel de pub entre 20h30 et 20h50 et les coupures de publicité dans les films ? Dans les deux cas, l’annonceur a payé sans avoir été vu par le consommateur.


Analyse intéressante
Les tarifs CPC des mots clefs sont ils public ? (Google fournit-il ces informations, ou sinon, comment les "connait"-on ?
Nicolas
Rédigé par:perspikace (Nicolas Gosset) | le 18/02/2006 à 02:36
Bonjour,
Google ne fournit évidement pas les prix du CPC, seul une connaissance du marché et des contacts divers me permettent bien évidement d'affirmer ces propos.
Rédigé par:POISSON Franck | le 18/02/2006 à 09:03
L'histoire de la "chasse d’eau" me fait pancer à une étude de l'Insee sur des Pubs TV (Club Internet /Neuf) ou 70% des personnes interroges n'avaient pas compris le message vehiculé par le(s)spot(s). Ils étaient peut etre au WC. Ou aux spots pour le Super Bowl (2,5 millons $ les 30 secondes-cette année) et l'eau consommé par les WC pendant la mi-temps.
Conclusion, les annonceurs peuvent dire, nous étions presents.
Rédigé par:ViaMedias | le 21/02/2006 à 23:13